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Gardes-à-vue suite à l'évasion de la prison de SEQUEDIN - La Voix du Nord, 18 octobre 2013

Le 24 octobre 2013
 

Affaire Redoine Faïd: fin de garde à vue des gardiens, deux détenus mis en examen

Publié le 18/10/2013

Par DIDIER SPECQ ET PLANA RADENOVIC

Dans l’enquête sur l’évasion de Redoine Faïd, deux frères, détenus sequedinois au moment des faits, après quatre jours de garde à vue, ont été déférés devant un juge, et ont été mis en examen pour complicité.


La prison de Sequedin est en émoi depuis lundi.
La prison de Sequedin est en émoi depuis lundi.

Le détenu particulièrement surveillé Redoine Faïd a-t-il bénéficié de complicités à l’intérieur de la prison de Sequedin, lors de son évasion le 13 avril ? Cruciale question à laquelle tentent de répondre, depuis lundi, une quinzaine de fonctionnaires de la brigade de répression du banditisme (BRB) de la PJ de Lille.

Hier, l’affaire a pris un tournant judiciaire : deux frères, détenus sequedinois au moment des faits, après quatre jours de garde à vue, ont été déférés devant un juge, et ont été mis en examen pour complicité.

Ils ont regagné leurs cellules, conformément aux réquisitions du parquet. L’instruction risque en effet d’être plus longue que les jours de prison qu’il leur restait, pour leur précédente peine. Un des deux frères devait à la base être libéré en mars.

Selon la police judiciaire de Lille, une autre personne en garde à vue devait vraisemblablement être déférée hier soir. La garde à vue des trois surveillants (depuis mardi pour l’un, depuis mercredi pour les deux autres) a été levée hier dans la soirée.

« Radio rumeurs dans un monde clos »

L’avocate du premier détenu appréhendé, un homme originaire de Dunkerque, Cherifa Benmouffok, invite à « rester prudent ». Une garde à vue prolongée peut selon elle signifier que les enquêteurs « sont allés à la pêche aux auditions ». Elle évoque comme un phénomène de « radio rumeurs » à l’intérieur de la maison d’arrêt, « comme dans tout monde clos ».

Le personnel pénitentiaire de Sequedin est suspendu à tout éventuel rebondissement de l’enquête, et travaille dans une ambiance de plomb. « J’ai vu mes collègues qui ont été auditionnés, ils sont mal. C’est dur. La direction est également assez touchée », confiait dans la journée Stéphane Lecerf, représentant de l’UFAP-UNSA-Justice, l’un des deux syndicats majoritaires. Depuis le début de l’affaire, l’administration pénitentiaire a choisi de ne pas communiquer.

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